.
| Page mise à jour le 12/04/2011 |  |
 |  | La Fièvre Q ou Coxiellose
. |
 |  | L'agent responsable de la fièvre Q, Coxiella burnetii,est une petite bactérie qui se transmet à un grand nombre d'animaux vertébrés (vaches, chèvres, moutons, chiens, chats, lapins,...) ou invertébrés (comme les tiques).
.
C'est une zoonose = maladie transmissible à l'homme.
.
Pour en savoir plus, téléchargez fiches et extraits bulletins d'information des GDS de Rhône-Alpes sur la fièvre Q :
gdsinfofq.pdf
. |
 | | Symptômes
. |
 |  | Chez les ruminants
.
Avortement en fin de gestation, mises-bas prématurées, métrites, infécondité, mortalité des jeunes par pneumonies. La maladie reste le plus souvent inaperçue.
.
Chez l'homme
.
Symptômes pseudo-grippaux dans 40% des cas (fièvre courbature, mauvais état général, sueurs, vertiges...). Dans environ 2% des cas, une forme chronique de la maladie peut se développer chez les personnes immunodéprimées ou cardiaques (endocardite = inflammation de la surface interne du coeur) et chez les femmes enceintes (avortement).
. |
| Quelques sites médicaux consacrés à la description de cette maladie chez l'homme : |  | http://www.123bio.net/cours/bacterio/coxiella.html
.
http://www.microbe-edu.org/etudiant/coxiella.html
.
http://www.cchst.ca/oshanswers/diseases/qfever.html
. |
 | | Transmission
. |
 |  | La contamination se fait essentiellement, par voie respiratoire, en inhalant des poussières contaminés. Des cas de contamination humaine par inhalation de poussières de fumier issu de troupeaux atteints ont déjà été décrits. La bactérie est exceptionnellement résistante dans le milieu extérieur, y compris à la dessication, à la chaleur, et aux désinfectants tel le formol ou l'eau de javel. Les temps sec et venteux favorisent sa propagation.
La contamination peut également se faire par contact direct avec des animaux excréteurs ou un milieu infecté.
Les tiques peuvent être "vecteur" de la maladie entre les animaux domestiques et/ou l'homme et la faune sauvage qui constitue un réservoir important de Fièvre Q.
La situation épidémiologique n'est pas connue avec précision mais la circulation au sein des effectifs de ruminants semblent fréquente. L'excrétion est particulièrement importante autour de l'avortement, dans les produits de la parturition (avorton, délivrance) ou dans les sécrétions vaginales.
. |
 | | Réglementation
. |
Voir également :
Rapport de l'Afssa sur les risques liés à la fièvre Q chez les ruminants d'élevage
Télécharger la saisine de l'Anses (ex Afssa)
Télécharger les notes de service de la DGAL
|
|  | La fièvre Q n'est ni une Maladie Réputée Contagieuse, ni une Maladie à Déclaration Obligatoire. Cependant, les avortements des ruminants, eux, font l'objet d'une surveillance obligatoire et doivent être déclarés. Le lait des femelles avortées doit, de plus, être retiré de la consommation.
.
A propos de l’origine des cas humains, les enquêtes sérieuses menées dans le monde depuis une vingtaine d’années par les agences de sécurité sanitaire ont abouti à des conclusions de contamination par voie aérienne, soit à partir de ruminants d’élevage, soit à partir d’animaux de compagnie (chats, chiens…). Aucune maladie chez l’homme faisant suite à une contamination d’origine alimentaire par le lait n’a jamais été mise en évidence.
.
La position des pouvoirs publics s'appuie sur une série d'avis des agences d'évaluation des risques. Notamment, dans son rapport de 2004 l'Afssa indique que : "Le risque lié à la consommation d'aliments contaminés est globalement nul à négligeable" et : "Le risque par voie aérienne ou par contact étroit avec des animaux contaminés est le plus grand"
.
Aussi, les autorités considèrent que le risque associé à la présence éventuelle de Coxiella burnetii dans des produits laitiers ne justifie pas de mesures systématiques de pasteurisation.
.
Pour en savoir plus, lire également la mise au point publiée par le CNIEL et GDS France dans la revue Réussir Lait (nov. 2010) :
2010_11_FQ_Article Réussir lait.pdf ( fichier de 700 ko )
. |
 | | Protocole de lutte
. |
|  | Un groupe de travail réuni par l'ACERSA (Association pour la certification de la santé animale en élevage) a été constitué à l'initiative du ministère. Ce groupe de travail a rassemblé des membres de l'INRA, de l'AFSSA, de l'Institut de l'élevage, des GDS, des laboratoires d'analyse, des vétérinaires, etc.
Il propose un plan de maîtrise de la fièvre Q dans les élevages cliniquement atteints.
.
Les étapes du plan de maîtrise de l'ACERSA
1. Diagnostic
Suspicion clinique = série d'avortement
Prélèvement pour confirmation au laboratoire
(possible en même temps que la recherche de la brucellose)
Type d'analyse | Type de prélèvement | Période de prélèvement |
PCR | Ecouvillon vaginaux
Houppes placentaire
Organes de l'avorton
(rate poumon, foie) | Dans les 8 jours qui suivent l'avortement |
Sérologie | Prise de sang sur les animaux
ayant avorté
ou
Prise de sang sur les animaux à problème de reproduction | Au moins 15 jours après la mise bas (délai de séroconversion) - réaliser de préférence une cinétique sur au moins 6 vaches, ou 10 brebis ou 10 chèvres. |
Interprétation des résultats
Pour un diagnostic positif, il faut :
2 PCR positives
ou
1 PCR positive + 50% de sérologie positive sur au moins 6 (bovins) ou 10 (petits ruminants) prélèvements
L'analyse sérologique est difficile à interpréter car une prise de sang positive (en technique ELISA) ne signifie pas que l'animal est malade de Fièvre Q sur le moment, mais qu'il a été en contact avec la maladie par le passé (+/- récent).
Selon l'ACERSA : "D'une façon générale, il n'apparaît pas fondé dans le cadre du diagnostic d'un épisode clinique d'avoir recours à la PCR sur le lait des animaux atteints, ni à la PCR sur le lait de mélange du troupeau".
En effet, il n'y a pas de lien démontré entre PCR positive sur le lait et avortements avec forte dispersion de microbes dans l'environnement par l'animal.
2. Mesures de lutte
En cas de diagnostic positif, des mesures doivent être mises en place dans l'élevage pour maîtriser la maladie et limiter les risques de transmission à l'homme.
Les mesures médicales
Vaccination du pré troupeau avec un vaccin de phase I pendant au moins 3 ans
Antibiothérapie (Tétracycline), dont l'utilité est à apprécier par le vétérinaire
Les principales mesures sanitaires
Ecarter le lait des femelles ayant avorté
Isoler les femelles ayant avorté ou présentant des métrites ou des non délivrances
Collecter (avec des gants) et mettre à l'équarrissage les avortons et les délivrances
Traiter le lisier à la cyanamide calcique (5kg/m3)
Limiter les risques d'aérosolisation des fumiers lors du stockage ou de l'épandage (enfouissement)
Important : les femmes enceintes et les personnes fragiles doivent éviter les contacts avec les animaux dans les fermes concernées.th
. |
 | | Les actions des GDS
. |
 |  | Plans et protocoles d'assainissement (selon les recommandation du plan de maitrise de l'ACERSA)
consultez les conditions spécifiques départementales
du plan fièvre Q proposées par les GDS de Rhône-Alpes |
| | | |
| | | |
.
Indemnités financières
.
Plus de 5% des dossiers caisses coups durs sont montés suite à des problèmes d'avortements parmi lesquels la fièvre Q occupe une place prédominante. L'autre aspect de la maladie (pneumonies sur les jeunes) fait beaucoup plus rarement l'objet d'un dossier d'aide.
.
En 2005/2006 : la FNGDS conduit avec l'INRA, l'UBGDS et CEVA Santé Animale un programme destiné à évaluer l'efficacité d'une la vaccination avec un vaccin phase II en milieu déjà infecté
.
En 2006/2007 : la FNGDS fait partie du groupe de travail de l'ACERSA et participe à l'élaboration du plan de maîtrise national de la fièvre Q
.
Télécharger la fiche d'information sur la fièvre Q :
2011_05_Plaquette+FQ+CP+éleveurs.pdf (attention 1 Mo)
|
|
|  |
.
.
. |